θεοῖς σωτῆρσιν ἔθυον καὶ ἀναθήματα ἀνέθηκα

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NOT IN THIS "NEW GREECE" - ΟΧΙ ΣΕ ΑΥΤΗΝ ΤΗΝ "ΝΕΑ ΕΛΛΑΔΑ"

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Sunday, July 10, 2016

Στην Ιαπωνία, τα φρούτα πωλούνται σε τιμές χρυσού. Au Japon, des fruits se vendent à prix d'or

Des raisins Ruby Roman dans une épicerie au Japon. (Photo d'illustration)



Au Japon, des fruits se vendent à prix d'or

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Des raisins Ruby Roman dans une épicerie au Japon. (Photo d'illustration) Crédits photo : : « Renard polaire » sous licence CC

Un Japonais s'est offert, ce jeudi, une grappe de raisin pour 10.000 euros. Au pays du Soleil levant, les fruits sont un vrai produit de luxe.


333 euros le grain de raisin. A Kanazawa, dans le centre du Japon une grappe a été adjugée à 10.000 euros, jeudi, lors d'une vente aux enchères. Takamaru Konishi s'est offert trente grains de Ruby Roman, un des raisins les plus chers du monde. Mais ici, pas question d'en faire du vin. Le Ruby Roman se mange, à table. «Nous allons exposer cette pièce dans notre magasin avant d'en faire goûter à nos clients», a expliqué l'heureux acquéreur aux médias locaux. Mais si son prix s'est envolé, ce n'est pas anodin. «Le Ruby Roman a demandé quatorze ans d'élaboration. Il est connu pour son goût extrêmement sucré. Ses grains peuvent dépasser la taille d'une balle de golf», décrit Yui Hosokawa, directrice de la Maison Wa, un espace d'exposition parisien dédié à la culture japonaise. Aussi, le fruit répond à des caractéristiques très précises. «Il n'est par exemple vendu que dans la préfecture d'Ishikawa (île d'Honshû)», ajoute-t-elle.

La folie des enchères

Acheter des fruits à prix d'or n'est pas une première au Japon. Certains acquéreurs s'arrachent ces produits d'exception. Pour Takamaru Konishi, posséder un exemplaire de Ruby Roman est synonyme de prestige pour mettre en valeur son magasin. Les coopératives agricoles en profitent. Elles organisent toute l'année des ventes aux enchères aux quatre coins du pays. L'objectif: vendre des variétés rares à prix d'or. «C'est un vrai produit de luxe», assure Reiko Mori, japonaise vivant en France depuis 13 ans. L'an passé, une pastèque avait été adjugée pour la somme de 350.000 yens (3150 euros). Puis une paire de melons cantaloup dits Yubari, roi des fruits au Japon, avait trouvé preneur pour la coquette somme de 1,5 million de yens (13.400 euros).

Un luxe à manger et offrir

Au pays du Soleil levant, les fruits sont vendus au prix fort. Comptez environ 1,80 euro pour une pomme, 10 euros la fraise à l'unité, ou encore 100 euros pour un melon, minimum. La cause, de fortes taxes mises en place par le gouvernement à l'import. Dans les grands magasins, on les retrouve régulièrement au rayon traiteur. Les protégés sont bichonnés et emballés. «Ils sont parfois mis dans des boîtes en bois sur lesquelles sont dessinées des calligraphies. Ce sont de vrais bijoux», compare Yui Hosakawa. Ils peuvent même devenir cadeaux. «On peut les offrir à différentes occasions: lors d'une naissance ou lorsque quelqu'un est malade. Cela remplace le bouquet de fleurs», affirme Reiko Mori. Le Japon est aux antipodes des campagnes françaises pour mettre en valeur les fruits et légumes moches. «On est un peu plus exigeant qu'en France. Ils doivent être beaux, bons et bien calibrés», résume Yui Hosokawa.